J’ai commencé « l’équitation « classique en 1989, à l’âge de 10 ans. J’ai ensuite « progressé » dans le milieu de la compétition.
À 19 ans, j’ai reçu un électrochoc grâce à ma jument de concours, Anne de la Martinière qui tirait vraiment fort, jusqu’à me déclencher une tendinite chronique des avant-bras. En réaction, j’avais appris à la monter avec des mors et des enrênnements toujours plus sévères et coercitifs. Un jour, sur un cercle au galop, elle tira violemment avec sa bouche et cassa les rênes allemandes… J’ai alors pris conscience de la violence de ce que j’infligeais aux chevaux que je montais. Imaginez-vous avec un morceau de métal dans la bouche, relié à une corde qui vous maintient la tête en bas + des rênes ou un humain est constamment en traction dessus pour vous freiner. Cette jument se défendait, elle souffrait en silence avec cet enrênnement, elle ne voulait pas « plier ». Je compris que notre relation était tout sauf harmonieuse et respectueuse, mon plaisir de cavalière de CSO et de dressage n’était pas partagé par les chevaux. J’ai à ce moment refusé de continuer l’équitation telle qu’elle m’était enseignée à cette époque.
Cette prise de conscience me permis de tout remettre en question et de privilégier la Relation, avec un « R » majuscule, au travail monté. J’avais pourtant un galop7, et avec le recul, je sais maintenant que je n’ai jamais aussi mal monté qu’à l’époque ou j’ai obtenu cet examen pourtant prisé dans le milieu équestre.